LA REVUE

Un film de Fred de Pontcharra

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PITCH

Aya, Naïma et Astou, jeunes danseuses douées, cherchent à percer dans le métier, mais elles sont trop foncées, trop typées, trop ceci, pas assez cela… 

Pour montrer ce qu’elles savent faire, elles décident de créer une revue cabaret hip-hop sexy et inclusive. Sans argent ni connexions, les trois amies peuvent compter sur leur amitié, leur débrouillardise et leur tchache pour conquérir Paris. 

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LA GENESE

Une histoire vraie. Au point de départ, un simple spectacle de danse dans un café du 11ème…

A l’origine, c’est une rencontre. Chloé, DJ la nuit, mannequin le jour. Après avoir quitté son travail de caissière avec ses amies du Mans, elle vivote de petits castings et de booking, de mix en soirées. En discutant de ses perspectives d’avenir, j’apprends entre deux verres qu’elle a toujours rêvé de monter un spectacle de danse sexy avec ses copines, et que justement, elle a probablement trouvé une petite salle à l’arrière d’un bar. 

 

Depuis ce jour, j’ai suivi ces filles avec ma caméra, des répétitions jusqu’au spectacle. Pourquoi ? Simplement car j’ai été soufflé par leur audace de monter de toute pièce quelque chose qu’elles n’avaient jamais fait, sans même penser une seule seconde à un échec possible et à ce que tout ce que tout cela pouvait impliquer d’obstacles. Les délais me semblaient ahurissants mais leur motivation à toute épreuve a demeuré inébranlable tout au long de leur entreprise. 

Contrairement au film, elles ne sont pas danseuses, elles se partagent plutôt la mise en scène et la production, faisant appel à de jeunes talents et un chorégraphe pour mener à bien leur projet. Après plusieurs sessions d’enregistrement et jusqu’à l’aboutissement du spectacle, j’ai pu découvrir au fur et à mesure du déroulant du processus ce qui m’avait bouleversé dans leur démarche, ce qui avait motivé mon envie de les suivre, allant même jusqu’à remettre en question ma propre existence et mon propre rapport à la création.

 

Une bande de filles sans réseau, sans moyens, sans expérience a ainsi ébranlé mes certitudes et redéfini les perspectives de mon quotidien. Le prisme par lequel je voyais le monde depuis mon enfance s’est complètement métamorphosé, muant en une fenêtre des possibles à la fois terriblement excitants et enthousiasmants. Après cette expérience, j’ai ressenti la nécessité de raconter leur histoire, cette histoire d’envies et de rêves qui ont contaminés les miens de la meilleure des façons. Là est née la première ébauche de « La Revue ».

UNE RENCONTRE UN QUESTIONNEMENT

Au delà de l’énergie mise en oeuvre, imprégnée de cet esprit candide si caractéristique de la jeunesse que j’avais moi-même oublié, qui à travers elles se rappelait à moi comme une madeleine inspirante, leur détermination m’a changé. Parce que ce spectacle allait au delà d’une simple représentation. C’était une affirmation de soi. Un corps charnel et sensuel soit incarné et animé par les sens et donc sans arrangement possible avec la vérité. 

 

Le résultat pragmatique du spectacle importait peu. Le budget total du spectacle était de 800 euros. Cela ressemblait plus à un workshop qu’une véritable revue, l’ambition néanmoins était sincère, la finalité était sans importance puisque c’était la réunion, la concordance, la pugnacité de ces filles qui était la seule véritable récompense, la finalité.  

 

C’est dans leur démarche globale qu’a demeuré toute la valeur de leur projet. En premier lieu celle de proposer quelque chose de sexy dans l’arrière salle d’un bar PMU. J’étais amusé par le contraste de cette vision et, pour tout avouer, clairement désarçonné par l’antagonisme que cela provoquait chez moi.

Plus j’apprenais à connaitre les filles que je voyais comme féministes, plus leur intérêt pour le twerk, par exemple, m’interloquait. 

C’est un des éléments que je veux défendre dans ce film. Donner une chance au questionnement, à la diversité de points de vue, découvrir un univers extérieur aux nôtres, sans jugement, sans pathos, sans débats stériles. 

 

Je partage avec elles l’amour de la musique urbaine. J’ai grandi avec le rap et aujourd’hui je réalise des clips pour des grands noms du milieu. A ma petite échelle, j’ai participé à la redéfinition, à l’évolution de certains codes visuels afin de voir émerger des univers moins stéréotypés, plus subtils. 

En parallèle, j’ai également fait mes armes en publicité et à mon grand étonnement, j’ai pu constater in situ à quel point il y avait un décalage entre le succès de cette musique et la couverture qu’elle recevait. Plusieurs des clips que j’ai réalisé à cette époque dépassaient les 20 millions de vues et pourtant, j’avais le sentiment d’être continuellement snobé par le reste de la profession. Qui pouvait pourtant nier que le hip-hop devenait la nouvelle musique hégémonique. Les ventes dépassent largement tout autre courant musical mais pendant des années les médias traditionnels n’ont rien couvert… Encore à ce jour, il y a une sous-représentation de cet univers, au mieux on constate désolé une réappropriation maladroite.

Et c’est ce constat qui a fait écho avec la démarche des filles. 

Elles voulaient créer un truc pour « elles » car finalement aucune salle à Paris ne proposait quelque chose comme le leur. Ou alors des trucs sans moyens ou en bordure parisienne, dans des MJC, loin des salles mythiques ou adaptées. On les reléguait en dehors du sérail, derrière le périph, loin de la lumière, un impossible adoubement par la profession, leurs paires, exactement comme pour les artistes que j’accompagnais déjà, elles s’affranchissaient, façonnaient leur monde, le créait de toute pièce. Une extraordinaire aventure plus forte que les clichés, propulsée par élan créatif venant des tripes.  

Et ça aussi je veux le raconter.

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MILITANTISME
EMPOWEREMENT
FEMINISME ET SEXUALITE

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Je suis blanc, je suis un homme, je suis privilégié, j’ai dépassé 40 ans et pourtant, je le sais depuis peu de temps. Comme la majorité d’entre nous, la prise de conscience des inégalités subies par les femmes au quotidien ne m’est apparue que très récemment. J’ai réalisé que non seulement ces inégalités s’exerçaient via le genre mais aussi concernant une myriade de caractéristiques comme l’orientation sexuelle ou la couleur de la peau ou encore la religion et qu’au contraire de s’annuler, de prévaloir l’une par rapport à l’autre, elles se cumulaient, s’amplifiaient, rendant à la fois la voie d’accès au succès quasi inatteignable à un nombre effrayant de jeunes filles et de femmes mais également en les exposant à des violences graves, des injustices répétées tout au long de leur vie, dans tous ses pans. Double, triple, quadruple peine pour des femmes que je fréquente chaque jour de mon existence, en silence, silenciées, bayonnées par ces injustices, soumises à un pouvoir partial et éminemment patriarcal. 

Ce silence, j’ai découvert auprès des filles qu’il cachait un monde parallèle au mien, un monde habité, sans chichis ni grandiloquence, sans le brouhaha réservé aux hommes et à celles aussi qui ont la chance naïve de pouvoir tout se permettre sans peur de l’échec depuis leur naissance. J’ai découvert que ce qui était jugé comme secondaire, que le charnel qui était méprisé dans mes habitus s’exprimait avec magnificence par le corps chez ces femmes, elle utilisait leur corps pour creuser leur sillon, animées par un anima lundi plus forte que toutes les contraintes que la société s’appliquait à leur imposer pour tenter de les maîtriser totalement. 

La danse dont le premier outil est le corps demande une sincérité totale, entière. Ce corps habité, un corps sexué et secoué d’émotions, d’expériences et de désirs, elles l’ont utilisé comme un transport vers elles-mêmes, une application de leur créativité, un corps à la fois elles et à elles. Muées par une ambition féministe féroce, ce pied de nez aux injonctions à la docilité et à la soumission n’était pas malgré les apparences une simple provocation ou une objectification de leurs enveloppes mais bien une démonstration faisant l’économie de toute parole de leur empowerment, de l’appropriation de leur sexualité, de leur identité de femme. Un militantisme sans haine ni violence, la mise à disposition d’une énergie provenant tout droit des entrailles mise à disposition de leur art, d’une soif de créer main dans la main avec une extraordinaire envie de vivre. Ces codes réappropriés, j’ai eu la chance d’en être témoin, ayant conscience d’assister à une mutation majeure de notre civilisation et j’ai le profond souhait de partager la chance de cette prise de conscience essentielle au plus grand nombre en racontant « la Revue ». 

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L’AMBITION / TRAJECTOIRE /PARALLELE 
LA CREATION POUR SE REALISER

C’est un film qui parle d’ambition. C’est typiquement français de mal la percevoir contrairement à ce que l’on peut observer chez nos voisins anglosaxons, il s’agit donc de proposer une vision engagée et inspirante. Donner à croire qu’il y a des choses possibles. Que les schémas, les limites sont faites pour être redessinées, dépassées. La trajectoire des personnages importe plus que la destination. Je vois dans l’histoire d’Aya, Astou et Naïma une allégorie de ce que je souhaite moi même. Faire un film qui me ressemble, et le partager avec les autres. Créer pour se réaliser soi même, c’est le fondement du personnage d’AYA.

 

=> trajectoire des filles

 

 

Les filles sont racisées, jeunes, provinciales, issues de milieu populaire. Une détermination extraordinaire, du talent, de l’audace et une amitié sans faille sont leurs seuls atouts dans un monde de la nuit semé de dangers et dont les rennes du pouvoir sont tenus par des protagonistes souvent plus mal intentionnés les uns que les autres. Pourtant Aya, Astou et Naïma vont au cours de leurs pérégrinations peu à peu apprendre à déceler les zones d’ombre jonchant les sentiers de leur quête initiatique tout en murissant leur projet. Au fil de l’histoire, ce sont nos trois héroïnes que nous verront grandir en même temps que leur rêve s’animant, galères et réussites balisant leur parcours. 

 

=> Relation d’amitié

 

 

« Seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin » est le mantra qui pourrait résumer le lien indéfectible entre les 3 filles de la Revue. Elles sont différentes mais complémentaires, elles évoluent à des rythmes décalés, dans des domaines de leurs vies parfois opposés mais n’abandonnent jamais leur amitié au profit d’une quête individuelle, pour un succès égoïste. Elles savent intimement que leur force, ce qui compte avant toute chose, c’est l’humain, l’amour qu’elle se porte mutuellement.  En cela, « La Revue » est aussi un film sur l’amitié et la force de la sororité. 

 

 

 

=> La poursuite d’un rêve coûte que coûte.

 

Peu importe l’art exercé, chaque artiste possède pour seul certitude l’évidence que la pratique de celui ci lui est vitale. En créant par la danse et ses domaines connexes, notre trio impulsé par Aya ne s’offre pas un luxe mais poursuit un rêve nécessaire à leur existence peu importe les sacrifices que cela demande. A travers le film, nous les admirons, doutons avec elles, craignons pour elles, nous réjouissons pour elles. 

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MES INFLUENCES : LE RÊVE, MES RÊVES, LEURS RÊVES

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La danse est un art bavard alors même qu’il ne fait appel à aucun rouage de la parole car il s’exerce en s’appuyant sur les mêmes processus que ceux 

usités par l’inconscient, à la fois collectif et celui qui se déploie en chacun de nous. 

 

Ce rêve, cette capacité à ce projeter dans un univers onirique et nimbé d’éléments en dehors des considérations du réel et de ses poids, ses lourdeurs et ses douleurs sclérosantes sera mise à l’honneur dans « la Revue ». Cette absence de « mots », c’est une pratique que j’exerce dans la réalisation des clips et avec encore plus d’amplitude encore via mes courts métrage en offrant par l’image une voix de discours inédite, singulière à l’histoire. Selon moi, les artistes ont ont en commun d’être toujours un peu muets et de cette condition forcée, ils parviennent à s’en affranchir, Aya, Astou et Naïma comme tant d’autres en utilisant les outils du rêves comme biais d’incursion dans le réel. Ces sentiers surréalistes que nous empruntons apportent à l’œuvre une dimension nouvelle, des pistes de lecture appelant une couche de compréhension, de messages, enfouis derrière les canaux de communications habituels qui nous inondent, nous polluent. La part du rêve ne saurait s’ombrer d’une teinte de mensonge puisqu’elle utilise des signaux qui échappent aux règles, aux usages, à la logique cartésienne et bien que cet exercice soit difficile, subtil et délicat, la danse, personnage principal de « la Revue », nous offre cette possibilité que je souhaite embrasser dans toute sa dimension grâce à mon expérience . 

 

Avec la danse, j’ai retrouvé cette « langue » créative et je souhaite que ces décrochages avec la réalité que l’ont retrouve dans chacune de mes réalisations aient une part majeure dans « la revue ». 

 

J’imagine ces séquences comme des respirations et l’occasion d’offrir un regard sur l’intériorité d’un schéma de pensée.

C’est aussi un terrain d’expression visuelle, « technique », une zone qui permet l’insolite, ne connaissant aucune limite, en mise en scène de la pensée pure.

 

Cette approche onirique sera contre balancée par l’incarnation, l’expression par le corps. 

L’expression corporelle comme une enveloppe à l’âme de l’art, de la moelle du film, le fantasme devient réalité.  

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LA DANSE, LE CORPS ET LE MOUVEMENT: LES TRAJECTOIRES

Comme les filles, mon art se déploie par d’autres biais que la parole et tout comme elles, c’est par la même que j’ai été séduit et me suis initié au processus créatif car il ne nécessite aucune aide extérieur sinon le lien tacite qui nous lient les uns aux autres, un lien tissé d’amour du sublime et de l’énergie artistique. 

Cette narration corporelle que l’on retrouve dans l’élaboration de mes différents travaux, je souhaite la présenter sous tous ses aspects à travers les 3 personnages principaux de « la Revue » ; 

 

Une passion différente, des trajectoires toutes singulières mais parallèles et qui s’exercent pour chaque personnage.

 

Avec Aya, nous retrouvons une liberté de création concomitante avec liberté d’expression féroce, une volonté extraordinaire d’élévation, un cheminement propre aux transfuges de classe qui ne sont pas, contrairement aux apparences, de simples Rastignac mais véritablement animés par une envie de se hisser par la création. 

 

Astou quant à elle représente la performance, l’instinct du don, la pugnacité et la sagesse s’accomplissant sans relâche sur un terrain d’extraversion, elle est la « force tranquille » du trio.

 

Naïma incarne le troisième pôle de notre trio. Sensibilité, douceur et candeur la caractérise. En suivant sa trajectoire personnelle aux côtés de ses amies, nous découvrons au fur et à mesure que ces qualités injustement dévaluées par la société car assimilées à la féminité sont au contraire autant d’atouts, révélant la grande humanité de la jeune fille.

 

 

Enfin Lou, figure torturée de notre histoire présentera une vision différente de l’affranchissement des codes patriarcaux, s’infiltrant dans les failles causées par sa maladie mentale pour sublimer le réel et l’amour, érigeant son art dans toute une philosophie de vie ne connaissant aucune concession quitte à convoquer le danger.   

NARRATION / TON / GENRE

LA REVUE c’est aussi la joie. Je suis convaincu que le message structurant de cette histoire n’a pas besoin de s’encombrer de pathos pour parler aux publics.

 

« La Revue c’est » une comédie sociale où l’on se moque des écarts de classes, des codes bourgeois et populaires, des tracas d’argent et des différences de langages, de bagages pour mieux les mettre en valeur et décomplexer notre discours. 

 

« La Revue » est animé par l’humour de ses dialogues, de ses situations mis à profit pour révéler des constats sociétaux enfouis, à mille lieux des évidences premières tout en subtilité

 

« La Revue » c’est avant tout la part belle faite au divertissement, à la nuit, à la fête, à la joie, aux débordements épiphaniques qui seuls permettent des éclairages sincères et authentiques

 

« La Revue » c’est la bande, l’équipe, le sang de la veine de toute entreprise créative animée d’une véritable intention de création pure, sans stratégie qui laisserait une partie d’entre nous, les nôtres sur le carreau. « La Revue » c’est avant tout le récit d’un morceau de vie d’une troupe, d’une tribu, d’une association, de collaborations, de liens.

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LE SPECTACLE

L’acmée de « la Revue », c’est le spectacle. Cet événement, bien que constituant un prétexte à notre histoire sera filmé comme un clip. Ce sera une des forces du film : des plans hybrides où l’image, le visuel occupera toute la place du discours au milieu des dialogues. Cette particularité sera inspirée de ma propre expérience concernant la réalisation de ce format pour le milieu hip-hop où les signifiants sont poreux, faisant la part belle aux signifiés. 

La caméra révélera, accordera aux spectateurs l’émerveillement, une sorte de rêverie étourdissante, entrainante, indéfinissable autrement que par le visuel, absolument impalpable mais à vivre de bout en bout pour en capter un morceau d’essence à travers la pellicule. 

DÉCORS

PARIS

LUMIÈRE

LA NUIT

LE CONTRASTE

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Pourquoi Paris? Paris demeure le centre névralgique de la création hexagonale. A la fois carrefour et point d’apogée, Paris est une ville résolument féminine mais dirigée, élaborée, maitrisée par des hommes. La personnalité de la cité fera écho avec l’histoire d’empowerment de notre trio, à ses revendications d’égalité pacifiques mais intenses. 

 

Paris c’est aussi la ville qui fait rêver, un idéal pour des milliers de jeunes artistes qui n’ont pour seule richesse que leur projet, leur art, leurs amitiés sincères.  C’est la ville de tous les possibles pour Aya, Astou et Naïma où elles vivront l’étonnant et le formateur contraste entre paillettes et noirceurs, attentes, joies et déceptions amplifiées à la vie à la capitale.

 

 

Paris, théâtre idéal de cinéma, de Pigalle aux Champs Elysées, Ménilmontant, ses nuits agitées, ses populations qui l’habite sans jamais se croiser, le luxe ostentatoire parallèle à la misère, à la débrouille. Un décor riche et varié pour le cinéma. 

« La Revue » c’est aussi un Paris qu’on a pas l’habitude de voir, ni celui du glauque ni celui du chic mais le Paris des parisiens, la vie quotidienne et ses aléas, les soucis d’argent, loin des images d’Epinal à béret et autre Amélie Poulain

à travers des coins du 13ème, le 14 ème, le 10ème, à Pigalle, à Château d’eau.

 

Enfin, « la Revue » c’est aussi et surtout Paris la nuit, une ode à l’oisiveté, la légèreté, l’absence d’horaires et d’interdits. Une parenthèse qui s’ouvre au crépuscule et se referme entre chien et loup, contrastant avec les obligations et les contrôles de plus en plus lourds, nombreux, imposés par la modernité, une exigence sur sécurité liberticide qui ne s’applique pas lors de rares respirations noctambules.  

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EMERGEANCE

Avancer ensemble...

« La Revue » ne saurait exister sans les talents, une galaxie de danseur, de créateurs, de stylistes, de décorateurs, de musiciens, de beat-makers en herbe qui cherchent à habiter leurs existences à travers leurs arts. 

Le film mettra en valeur ces talents, les révélant, faisant appel à leurs voix, leurs propositions, leurs particularités. Chacun des protagonistes de l’histoire, occupant une petite ou une grande place aura la possibilité de s’exprimer et de participer à l’élaboration de l’histoire car il serait vain et contre productif de produire, réaliser et diffuser un film sur l’importance de l’union sans mettre en pratique la communion dans notre propre entreprise, auprès des membres de nos équipes.

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